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Elle est pas belle, la vie ? - Page 5

  • La liberté en Iran

    L'année dernière, le gouvernement iranien a renforcé les restrictions pesant sur la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Des détracteurs non violents du gouvernement ont été arrêtés de manière arbitraire et emprisonnés sur la base d’accusations vagues liées à la sécurité nationale. Parmi les personnes prises pour cible figuraient des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des blogueurs, des étudiants, des syndicalistes, des cinéastes, des musiciens, des poètes, des défenseurs des droits des femmes ou des minorités ethniques et religieuses, ainsi que des militants écologistes et des partisans de l’abolition de la peine de mort. À la fin de l’année, de nombreux prisonniers d’opinion ont entrepris des grèves de la faim pour protester contre le caractère injuste de leur incarcération, dénonçant les abus du système judiciaire iranien. Les autorités ont intensifié leur répression à l’encontre des défenseurs des droits humains, dont certains ont été condamnés à de longues peines d’emprisonnement en raison de leurs activités pacifiques. Les tribunaux ont cité de plus en plus souvent, comme preuve d’un militantisme « criminel » considéré comme une menace pour la sécurité nationale, la critique de la situation des droits humains en Iran sur les réseaux sociaux et la communication avec des mécanismes internationaux des droits humains, et particulièrement le rapporteur spécial sur l’Iran [ONU] et des organisations de défense des droits humains basées à l’étranger, dont Amnesty International. Les autorités ont également réprimé l’expression musicale, perturbant et annulant par la force des concerts, dont certains avaient été autorisés par le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique. Elles ont par ailleurs pris des mesures répressives à l’encontre d’activités comme les soirées mixtes, jugées « socialement perverses » ou « non islamiques ». Des centaines de participants à de telles soirées ont été arrêtés, et beaucoup ont été condamnés à des peines de flagellation.

  • La trafic des hommes

    Le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti a proposé jeudi à la Libye un pacte contre les trafiquants d'êtres humains lors d'une visite à Tripoli, au cours de laquelle il a rencontré les maires des villes concernées par ce fléau dans le sud du pays. "Nous ferons un pacte pour libérer nos terres des trafiquants", a déclaré le responsable italien aux treize maires du sud libyen. Pour M. Minniti, la lutte contre les trafiquants doit se faire en deux temps: la sécurité pour endiguer les trafics et le développement socio-économique et la création d'emploi. "Nous avons le devoir moral de supprimer ce trafic qui a produit des morts (...) et une pression extraordinaire et inacceptable pour mon pays", a indiqué le ministre. Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'union nationale (GNA), a de son côté assuré à M. Minniti que "la Libye fera son possible (...) pour soulager la pression sur les côtes italiennes", selon un tweet de l'ambassade d'Italie à Tripoli. C'est le deuxième déplacement que M. Minniti effectue à Tripoli. Il s'y était rendu à la mi-mai pour remettre aux gardes-côtes libyens quatre vedettes réparées en Italie, dans le cadre de la coopération entre les deux pays dans la lutte contre l'immigration clandestine en Méditerranée. La Libye peine à contrôler sa frontière du sud avec le Soudan, le Tchad et le Niger. Ce sont donc les villes du sud libyen qui sont devenues, malgré elles, les premières étapes des périples des clandestins jusqu'en Europe. La situation a empiré après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, les passeurs profitant du chaos qui règne en Libye pour envoyer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l'Italie, située à 300 kilomètres des côtes libyennes. Rome, qui doit gérer cet exode massif de migrants, a dénoncé mercredi lors d'un sommet tripartite à Trieste (nord-est de l'Italie) le manque d'entraide européenne, en dépit des déclarations de solidarité de Paris et Berlin. Depuis plusieurs semaines, l'Italie exhorte ses partenaires européens à apporter une "contribution concrète" pour endiguer les départs mais surtout à ouvrir leurs ports aux bateaux chargés de migrants, ce qu'ils refusent toujours de faire.

  • Surmonter sa peur de l'avion

    C'est assez bizarre. Quand je prenais l'avion étant enfant, je restais scotché au hublot et ne me lassait pas de regarder la terre tout en bas. Je n'éprouvais pas la moindre peur, j'adorais voler à bord de ces gros engins. Mais je ne sais pas trop pourquoi, avec le temps, j'ai commencé à m'affoler chaque fois que je devais prendre l'avion. Au point de devoir avoir recours au fameux cocktail "Lexomil-alcool" qui ne suffisait pas vraiment à me rassurer. Bref, ça commencçait à devenir un cauchemar. Il y a de ça quelques mois, j'ai donc décidé de participer à un stage pour affronter ma peur de prendre l'avion. Mon stage s'est passé en plein Paris. Nous étions 6 stagiaires réunis pour l'occasion. Certains étaient plus atteints que d'autres : une stagiaire n'était plus montée à bord d'un avion depuis 10 ans ! L'équipe a commencé par nous apprendre que nous n'étions pas seuls à avoir cette difficulté : 23% des voyageurs d’affaires partagent cette peur. Nous avons donc commencé par une première étape consistant à contrôler nos pensées. L'objectif de cet échange était de prendre conscience des raisonnements qui entretiennent nos peurs. Et croyez-moi, ça faisait un bien fou de pouvoir en rire ! Puis la psychologue nous a appris à nous relaxer en nous servant de la respiration abdominale, en s'appuyant sur un logiciel de cohérence cardiaque. Après une pause déjeuner, nous avons abordé la deuxième partie du stage : mieux comprendre le fonctionnement d'un avion. L'idée est toute simple : c'est le fait de ne pas comprendre qui provoque en partie la peur. Un authentique pilote de ligne nous a donc expliqué pourquoi l'avion est vraiment le moyen de transport le plus sûr. Puis il a eu la lourde tâche de répondre à nos nombreuses questions (par exemple : est-ce que le train d'atterrissage peut tomber ? Un avion peut-il se retourner ? Etc etc). Après deux heures de questions, j'étais devenu incollable sur le sujet. Puis nous sommes passés à la dernière étape, la plus ludique : nous avons pris les commandes virtuelles d'un 737 ! Le simulateur de vol était une réplique exacte de cockpit, et était placé sur des vérins pour copier les sensations de vol. Un autre pilote de ligne nous a fait prendre les commandes et nous avons tous pu le piloter un quart d'heure, en suivant ses indications. La journée s'est achevée par un débriefing où chacun a partagé son ressenti. Pour finir, j'ai repris l'avion l'esprit serein. Je mentirai en disant que je ne ressens pas une certaine anxiété avant le décollage, mais prendre l'avion ne me vide plus de mon énergie. Et je profite beaucoup plus de mes vacances depuis. A lire sur le site internet de cette activité de stage contre la peur en avion.