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Elle est pas belle, la vie ? - Page 2

  • Charlotte Hogg démissionne de la BoE

    La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé mardi la démission de Charlotte Hogg du poste d’adjointe au gouverneur qu’elle occupait depuis le début du mois, après un rapport parlementaire condamnant des manquements aux règles de l’institution depuis son entrée en son sein en 2013. « A la suite des récents évènements, Charlotte Hogg a volontairement proposé sa démission hier (lundi) », une démission acceptée « à regret » mardi matin par le directoire de l’institution, précise la banque centrale dans un communiqué. Dans sa lettre de démission, Mme Hogg a reconnu avoir fait une « erreur involontaire » en ne révélant pas les fonctions de son frère au sein de la banque Barclays. Cette décision fait suite à la publication d’un rapport de la Commission des finances du Parlement britannique condamnant le manque de professionnalisme de Mme Hogg, qui n’avait révélé que dans des documents préparatoires à une audition tenue le 28 février à la suite de sa nomination au poste d’adjointe au gouverneur en remplacement de Minouche Shafik, le poste de son frère, soulevant des craintes de conflit d’intérêt. En effet, Mme Hogg, qui a rejoint la Banque d’Angleterre en tant que directrice des opérations en 2013, n’avait jamais divulgué le poste de son frère, directeur de la stratégie chez Barclays et dont les responsabilités rentrent selon la Commission en conflit avec ses fonctions notamment sur la régulation bancaire. Selon un rapport publié mardi par le Trésor britannique, la Commission a estimé que « la compétence professionnelle (de Mme Hogg) n’est pas à la hauteur des très hauts standards nécessaires pour remplir la fonction supplémentaire de gouverneur adjoint chargée des marchés et du secteur bancaire ». De plus, « cet incident soulève des inquiétudes plus larges », sur le fait que plus de réformes pourraient être nécessaires au-delà des mesures mises en place par la BoE depuis la prise de fonction du gouverneur Mark Carney en 2013 afin d’améliorer sa transparence, sa gouvernance et la façon dont la banque centrale rend des comptes. La BoE a ainsi annoncé mardi une reconfiguration des structures internes afin de garantir une protection et une application plus efficaces de son code de conduite. Le directoire de la BoE a de plus annoncé le lancement d’une analyse visant notamment à tirer les leçons du cas de Mme Hogg et ce que l’institution doit faire pour garantir la conformité dès maintenant et à l’avenir, « afin de s’assurer le respect du code de conduite aux plus hauts niveaux de la Banque ». Mme Hogg a précisé dans la lettre de démission qu’elle assurera toute transition. Sa date de départ n’a pas été communiquée. Elle siègera jeudi lors de la réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de la BoE dont elle est membre.

  • Un entêtement politique

     

     
    Cet individu qui maintient sa candidature, même quand 75% des français veulent qu'il se retire. On le soupçonne d'avoir puisé à tort dans la caisse du contribuable ? Il maintient sa candidature. Il ne peut aller à la rencontre des électeurs sans entendre des slogans tels que « Fillon, démission » ? Il s'accroche. Il a été payé par Axa alors qu'il propose de détruire la sécurité sociale ? Il persiste. Son équipe de campagne le lâche ? Il insiste ! Chaque attaque le rend plus virulent. Il veut faire passer ça pour de l'héroïsme, il donne une image de résistant.  Mais se rend-il compte des dégâts qu'il fait ? Quand il poursuit sa campagne en résumant l'affaire à de simples boules puantes, il bafoue notre pays, et nous fait passer pour un pays corrompu. Dans de nombreux pays, un politicien aurait dû se retirer dès le début. Lorsqu'il revient sur l'engagement qu'il avait pris au début de l'affaire, c'est la base même de la confiance qu'il sape. La confiance des français à l'égard de leur personnel politique était déjà faible, mais Fillon a atteint un niveau inédit dans l'indécence. Lorsqu'il évoque un complot politico-médiatique en provenance des officines, il bascule carrément du côté obscur de la politique : c'est tout le système démocratique qu'il envoie promener. Lorsqu'il entreprend d'organiser une manifestation en signe de résistance alors que les élus le lâchent, il est bien pire qu'un Donald Trump ! Je ne sais pas pour quelle raison Fillon continue. Veut-il tenir jusqu'au 17 mars où plus personne ne pourra le remplacer ? Est-il vraiment aider le pays avec ses idées ? Croit-il sérieusement qu'un parlementaire qui détourne l'argent du contribuable, ne respecte pas sa parole (et ce, avant même les élections) et calomnie la justice pourrait être un président efficace ? A mes yeux, le Thatcher de la Sarthe est le pire calamité qu'aient connu la droite.

  • A Berlin et les subventions

    La semaine dernière, on m'a envoyé à Berlin pour y suivre un meeting avec plusieurs collègues, où, à un moment donné, le débat a embrayé sur l'état de notre économie. Et ce qui m'a troublé lors de cette discussion, ça a été de voir que nombre de gens approuvaient en fait l'ingérence de l'Etat sur les questions économiques. Et cela m'a évidemment beaucoup énervé. Parce qu'à mes yeux, ce genre de politique est un poison pour notre économie. Sous les apparents bienfaits immédiats qu'elle procure, elle s'avère particulièrement nocive à moyen et long terme, et conduit à passer à côté des industries prometteuses. Alors, il est évidemment tentant pour nos énarques de stimuler personnellement la croissance, voire même d'y devenir vital. Surtout quand cette économie est en difficulté, comme c'est le cas aujourd'hui. Ceux qui approuvent ces interventions dictées par les pouvoirs publics pensent qu'il est normal que les élus interviennent à la place des citoyens et dépensent des sommes énormes afin de redresser l’économie. Les personnes qui approuvent ce système négligent pourtant cette question : en quoi les autorités seraient-elles plus clairvoyantes que le libre marché pour décider à quoi les finances doivent être allouées ? Pour ne prendre que quelques exemples parmi tant d'autres : doit-on affecter un budget aux panneaux solaires ou à la géométrie ? À l'armement ou à la lutte contre le chômage ? À davantage de subventions pour l’agriculture biologique ou à de meilleures routes ? Et la question à un million de dollars : pourquoi la classe politique serait-elle la mieux renseignée pour prendre les meilleures décisions ? Le postulat même qui consiste à prendre une décision depuis une tour d'ivoire pose problème, à mon sens. Le cas dramatique des anciens régimes communistes l’a clairement avéré. Pour moi, seul le libre marché est habilité à choisir les secteurs porteurs, et les politiques ne devraient pas être autorisés à y intervenir. Autrement, j'ai été ébloui par ce meeting à Berlin. Le planning qu'on nous avait préparé était, une fois n'est pas coutume, extraordinaire. Je vous mets un lien vers l'agence qui l'a mis en place, si vous voulez organiser un séminaire à Berlin.