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  • Il ne faut jamais dire jamais

    Tel Sergio Régora découvrant dans le miroir une mèche de cheveux blancs, j'ai dû récemment me rendre à l'évidence : j'ai vieilli. Mais ce n'était pas en apercevant mes premiers cheveux blancs : c'est en rejoignant le troupeau que j'en ai pris conscience. Il y a peu, j'ai en effet participé avec ma douce à un voyage de groupe à Tirana en Albanie. Un voyage qui a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans notre cercle d'amis. C'est que nous chantons depuis tellement longtemps les bienfaits du voyage d'aventure, où l'on se contente de prendre son billet d'avion et où l'on s'organise sur place. Bref, le voyage de groupe est normalement à des années-lumière de notre façon de faire habituelle. Bien sûr, nous avons vécu certaines galères au cours de nos aventures (je ne pourrai jamais oublier cette nuit où nous nous sommes retrouvés en panne d'essence en pleine campagne), mais cela ne nous a pas affectés pour autant. Jusque-là, nous n'avions d'ailleurs jamais envisagé de modifier notre façon de faire. Ma femme et moi avons toujours refusé d'être rassemblés en troupeau. Que certains veuillent devoir respecter un programme préétabli a toujours été une grande énigme, en ce qui nous concerne (et cela reste aujourd'hui encore une énigme, d'ailleurs). Mais il y a deux mois, en traînant sur internet pour trouver des vols de dernière minute, nous avons trouvé par hasard une agence organisant des voyages de groupe nouvelle génération. Ceux-là sont en fait constitués de telle manière qu'en dehors de quelques visites guidées, chaque participant peut organiser son temps libre comme ça lui chante. La recette nous a semblé pas mal, et en définitive, nous avons craqué. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que nous n'avons pas été déçus. Avec un tel voyage, on peut réellement bénéficier des bienfaits du voyage de groupe sans devoir en endosser les contraintes. Et si j'y suis allé à reculon, j'ai finalement pas mal apprécié ce voyage. Peut-être même que pour notre prochain voyage, nous partirons de la même manière ! Voici le lien vers l'agence où nous avons déniché ce voyage, si vous souhaitez vous faire votre propre opinion. Retrouvez toutes les infos sur ce séjour voyage groupe en Albanie en suivant le lien.

  • L’UDI se perd

    En désaccord avec cette orientation, les radicaux «de gauche» — ralliés au programme commun PCF-PS (c’était déjà le Parti socialiste post-Épinay de François Mitterrand) — firent scission en 1972. Ils fondèrent leur propre mouvement: le MRG (Mouvement des radicaux de gauche), actuel Parti radical de gauche. L’autre Parti radical, continuation juridique du vieux Parti radical, fut appelé Parti radical «valoisien» parce qu’il détenait le siège historique, place de Valois. Le MRG puis PRG resta fidèle à la gauche jusqu’en 2017, non sans quelques crispations parfois. Le Parti radical valoisien et le Mouvement réformateur s’épuisèrent jusqu’à l’élection de Valéry Giscard d’Estaing à la présidence de la République en 1974. L’échec durable du «centrisme d’opposition» conduisit les «réformateurs» (radicaux valoisiens et centristes) à prendre acte de la bipolarisation à laquelle poussait alors la Ve République. Ils firent donc le choix de soutenir Giscard d’Estaing (Républicain indépendant, centre droit) avant le 1er tour dans une présidentielle qui opposa au second tour ce dernier à François Mitterrand. Dès lors, l’ancrage à droite se confirma pour les radicaux valoisiens qui devinrent une composante de l’UDF, cette confédération voulue par Giscard d’Estaing pour peser face à l’UDR/RPR de Jacques Chirac. Si Jean-Jacques Servan-Schreiber fut un ministre des réformes éphémère (révoqué dans les quinze jours suivant sa nomination pour avoir critiqué les essais nucléaires de Mururoa), le Parti radical resta ancré dans la composante UDF des majorités de droite. En 2002, la réélection de Jacques Chirac pour le premier quinquennat présidentiel de la Ve République, fut l’occasion d’une fusion UDF/RPR au sein de l’UMP (devenu LR) dans laquelle le Parti radical valoisien était un «parti associé». C’est en 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy, que le Parti radical valoisien reprit, sous la présidence de Jean-Louis Borloo, son autonomie. L’Union des démocrates et indépendants (UDI) fut alors le pâle succédané de l’ancienne UD: le Modem de François Bayrou est resté indépendant depuis son refus de la disparition de l’UDF dans l’UMP en 2002; une partie importante des élus ex-UDF sont restés dans le giron UMP puis LR (à commencer par l’ex-leader des Jeunes Giscardiens et ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin). Quant au PRG, il participe en 2017 à la primaire de gauche de gouvernement (la Belle Allicance populaire) où sa présidente Sylvia Pinel arrive avant-dernière avec 2% des voix. Le parti et sa candidate soutiennent officiellement Benoît Hamon, vainqueur de la primaire, mais plusieurs personnalités radicales de gauche (dont l’ancien président du parti Jean-Michel Baylet, soutiennent Emmanuel Macron au premier tour. Au second tour, le PRG «unanime» appelle à voter Emmanuel Macron. Un certain nombre de ses membres sont élus députés sous la bannière LREM et deux de ses représentants (Annick Girardin et Jacques Mézard) siègent dans le gouvernement Philippe.