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  • La liberté en Iran

    L'année dernière, le gouvernement iranien a renforcé les restrictions pesant sur la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Des détracteurs non violents du gouvernement ont été arrêtés de manière arbitraire et emprisonnés sur la base d’accusations vagues liées à la sécurité nationale. Parmi les personnes prises pour cible figuraient des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des blogueurs, des étudiants, des syndicalistes, des cinéastes, des musiciens, des poètes, des défenseurs des droits des femmes ou des minorités ethniques et religieuses, ainsi que des militants écologistes et des partisans de l’abolition de la peine de mort. À la fin de l’année, de nombreux prisonniers d’opinion ont entrepris des grèves de la faim pour protester contre le caractère injuste de leur incarcération, dénonçant les abus du système judiciaire iranien. Les autorités ont intensifié leur répression à l’encontre des défenseurs des droits humains, dont certains ont été condamnés à de longues peines d’emprisonnement en raison de leurs activités pacifiques. Les tribunaux ont cité de plus en plus souvent, comme preuve d’un militantisme « criminel » considéré comme une menace pour la sécurité nationale, la critique de la situation des droits humains en Iran sur les réseaux sociaux et la communication avec des mécanismes internationaux des droits humains, et particulièrement le rapporteur spécial sur l’Iran [ONU] et des organisations de défense des droits humains basées à l’étranger, dont Amnesty International. Les autorités ont également réprimé l’expression musicale, perturbant et annulant par la force des concerts, dont certains avaient été autorisés par le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique. Elles ont par ailleurs pris des mesures répressives à l’encontre d’activités comme les soirées mixtes, jugées « socialement perverses » ou « non islamiques ». Des centaines de participants à de telles soirées ont été arrêtés, et beaucoup ont été condamnés à des peines de flagellation.